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Cinq Semaines En Ballon – Chapitre VIII

CHAPITRE VIII

LE VICTORIA passe Ia nuit accroché à um arbre et, après les émotions des journées précédentes, les voyageurs peuvent enfin se reposer.

Le matin suivant, le ballon s’élève dans les airs, mais il se déplace difficilement.

– Nous n’avançons plus, dit le doctcur. Si me trompe pas, nous avons fait Ia moitié de notre voyage en dix jours à peu près; mais si nous continuons comme maintenant, nous allons mettre des mois pour le terminer. Et en plus, nous n’avons presque plus d’eau!

Les trois hommes survolent rnaintenant le désert.  Ils ne voient plus d’arbres, plus un seul village … Et ils se déplacent tres lentement.

En plus, ils n’ont plus beaucoup d’eau. Il reste en tout trois gallons, c’est-à-dire quinze litres. Fergusson garde deux gallons pour le chalumeau. Il reste donc seulement cinq litres d’eau pour les trois hommes.

– Avec les deux gallons d’eau, je peux faire avancer le ballon pendant cinquante-quatre heures, annonce Fergusson. Je ne veux pas voyager Ia nuit car je veux voir s’il existe une rivière. C’est donc trois jours et demi de voyage… Il faut absolument trouver de l’eau!

– Rationnons-nous, répond le chasseur.

Au repas du soir, l’eau est mesurée.

Le lendemain matin, le soleil est tres chaud. La température devient brûlante. Le docteur ne veut pas faire monter le ballon, par crainte de Ia chaleur. Il ne veut pas dépenser plus d’eau.

– Maudite chaleur! dit Joe en essuyant son front.

Le lendemain, c’est le 1er mai

– Nous ne sommes pas à plus de trois cents milles du golfe de Guinée, djt Fergusson. Et comme Ia côte est habitée, le désert va bientôt se terminer et nous trouverons sûrement de l’eau.

– Je crois que je vois des nuages à l’est, dit Joe.

– Tu as raison, répond le docteur. Mais ce nuage est tout seul et il ne va pas apporter de pluie.

À ce moment, Joe dit avec surprise:

– Mon maître! Monsieur Kennedy! Regardez! Nous ne sornmes pas seuls ici! Quelqu’un a le même ballon que nous!

– Est-ce que Joe devient fou? demande Kennedy à Fergusson.

– Regardez, monsieur, dit Joe en montrant du doigt quelque chose dans le ciel.

En effet, à deux cents pieds, un ballon flotte dans l’air avec sa nacelle et ses voyageurs; et il suit exactement Ia même route que le Victoria.

.- Eh bien, dit le docteur, nous allons faire des signes à ses voyageurs.

Mais les voyageurs de l’autre ballon ont eu Ia même idée au même moment car ils agitent Ia main de Ia même façon.

– Qu’est-ce que cela veut dire? demande le chasseur.

– Cela veut dire, répond Fergusson en riant, que tu es en train de te faire un signe de Ia main à toi-même. Cela veut dire que l’autre ballon est tout simplement notre Victoria. Agite tes bras, Joe, et tu verras.

Joe obéit. Il bouge ses bras et un des homes de l’autre ballon les bouge au même moment, de Ia même façon.

– C’est ce qu´on appelle un mirage, dit le docteur: tu crois voir quelque chose qui n´existe pas. C’est tout!

– C’est un spectacle vraiment étrange, dit Kennedy.

Vers quatre heures, Joe montre deux arbre: ce sont des palmiers.

– Des palmiers! dit Fergusson; cela veut dire qu’il y a un puits, de l’eau …

– De l’eau! De l’eau! Nous sommes sauvés. Buvons puisque nous allons trouver de l´eau!

À six heures, le ballon arrive au-dessus des deux palmiers. Ce sont deux petits plus morts que vivants. Il y a un puits à côté mais il n´y a pas d´eau. Dês os blanchis par lê soleil entourent le puits… Les voyageurs se regardent et pâlissent.

– Ne descendons pas, dit Kennedy. II n’y pas d´eau ici.

Les trois hommes continuent leur voyage souffrent car ils ont soif. Il ne reste que quelques gouttes d’eau mais personne n’ose les boire.

– Il faut faire un dernier effort, dit le docteur.

Il fait monter le ballon, cherche un couran d´air, un peu de vent, mais il ne trouve rien. Enfin le Victoria, ne pouvant plus avancer, descend lentement et se pose sur la sable.

Il est midi et ils sont à presque cinq cents milles du lac Tchad, à plus de quatre cents milles des côtes occidentales de l’Afrique.

Le lendemain, il ne reste qu’une demi-pinte d’eau et les trois hommes décident de Ia garder.

Kennedy est très malade. Il souffre beaucoup. Ses lèvres et sa langue lui font mal et il ne peut pas parler. Le soir, Joe devient presque fou. Il a des hallucinations et croit vair de l’eau partout. Il décide de terminer les quelques gouttes d’eau qui restent. Mais au moment où il va boire, il entend «À boire! À boire!». C’est Kennedy. Joe lui donne Ia bouteille et Kennedy boit toute l’eau.

Le mardi matin, le docteur montre quelque chose du doigt:

– Regardez là-bas! Le simoun!

– Tant mieux! dit Kennedy, nous allons mourir!

– Non, nous allons vivre, au contraire! répond le docteur.

Il jette du lest et le ballon monte rapidement.

Samuel, Dick et Joe ne partent pas. Ils n’ont plus aussi chaud. À trois heures, l’orage est terminé et le ballon survole une petite île couverte d’arbres.

– L’eau! L’eau est là! crie le docteur.

Ils arrêtent 1e ballon et descendent aussitôt à terre pour boire.

Admirador da cultura chinesa, tenho me esforçado para desmistificar e diminuir as distâncias entre esses dois países promissores perante o atual cenário econômico mundial: Brasil e China. Estudo mandarim desde 1997. Autodidata, acredito que não existam atalhos para o conhecimento. Não obstante, o exercício da aprendizagem, em si, e a perseverança encurtam caminhos, aumentam a concentração e tornam o percurso como o de um passeio matinal ensolarado. Além de atuar como tradutor-intérprete, sou consultor e intermedio negócios na área de importação-exportação.

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