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Cinq Semaines En Ballon – Chapitre IX

CHAPITRE IX

– C´EST AUJOURD´HUI le 12 mai, dit le docteur. Nous sommes partis le 18 avril. Nous avons voyagé vingt-cinq jours. Encore dix jours et nous serons arrivés. Les voyageurs survolent le fleuve Shari puis, à neuf heures du matin, ils arrivent au bord du lac Tchad.

– Voyez-vous là-bas ce groupe de gros oiseaux qui se dirigent vers nous? demande Joe.

– Je les vais, répond Kennedy. Il y en a quatorze!

– Ces oiseaux ne me plaisent pas du tout, dit le docteur. J’espere qu’ils ne vont pas faire de mal au ballon. De toute façon, nous allon faire monter le Victoria.

Le ballon s’élève dans le ciel mais, malheureusement, les oiseaux aussi.

– J’ai envie de tirer un coup de fusil sur ces oiseaux! dit le chasseur. Ils sont quatorze et je peux tirer dix-sept coups de fusil.

– Non, Dick, ne fais pas cela, répond Fergusson, car s’ils montent au-dessus du ballon, tu ne pouras pas les voir et ils seront encore plus dangereux.

À ce moment, un des oiseaux se lance sur le Victoria, le bec auvert, prêt à mordre, à faire un tren dans Ia toile du balon.

– Feu! crie le docteur.

Kennedy et Joe tirent et tuent plusieurs oiseaux.

Mais les autres oiseaux s’élancent sur lê Victoria et font un trou dans Ia toile du ballon.

La nacelle se met à descendre. Joe jette les derniers morceaux de minerai, mais le ballon continue à descendre.

– Nous sommes perdus! crie Fergusson. Nous allons tomber dans le lac! Videz les caisses d’eau!

Mais le ballon continue à tomber.

– Les provisions, Joe! Jette les provisions!

Joe obéit. Mais le ballon continue à s’approcher du lac.

– Jetez encore ce que vous pouvez! crie-t-il à ses compagnons.

– Il n’y a plus rien, répond Kennedy.

– Si! répond Joe.

Et il saute dans le lac.

– Joe! Joe! crie le docteur terrifié.

Mais Joe ne peut pas l’entendre. Le Victoria, qui vient de perdre beaucoup de poids, remonte à mille pieds dans les airs.

– Il faut descendre à terre des que possible, Dick, et puis tout faire pour retrauver Joe.

Le Victoria descend et se pose au nord du lac, sur une côte déserte.

– Au moment où Joe a sauté, nous étions au-dessus d’une île,dit Kennedy.

– Oui, et cette île, comme toutes celles du Tchad, est sans doute habitée par des sauvages meurtriers. S’ils trouvent Joe, que va-t-il devenir?

Je crois que, d’abord, il faut lui donner de nos nouvelles et lui faire savoir où nous sommes.

– Oui, mais comment? demande Kennedy.

– Nous allons reprendre notre place dans Ia nacelle et nous élever dans l’air. Joe nous verra sûrement et i! nous fera un signe pour nous faire savoir où il est.

– Il le fera sûrement s’i! est seul et libre, Samuel, mais s’il est prisonnier?

– Les indigènes n’ont pas l’habitude d’enfermer leurs prisonniers. S’il n’est pas libre, il nous verra et il saura que nous le cherchons.

– Alors, partons, répond le chasseur.

Le ballon reste toujours à une hauteur entre deux cents et cinq cents pieds.

– Je ne vois rien, dit Kennedy après deux heures de recherches.

Au bout de quelque temps, il se tourne vers le docteur et dit:

– Je vois un groupe de cavaliers qui se déplacent rapidement. Ils doivent chasser car ils pour suivent quelque chose, un animal, sans doute.

Il observe à nouveau et, quelques minutes plus tard, il ajoute:

– Ce sont des Arabes. Je les vois très bien. Ils sont presque cinquante. Et leur chef est devant eux. Non, ils ne suivent pas une personne, ils Ia poursuivent.

– Tu es sur, Dick?

– Je ne me trompe pas. C’est bien une chasse, mais une chasse à l’homme!

– Une chasse à l’homme! s’exclame Fergusson.

– Samuel! Samuel! dit aIors Kennedy, d’une voix trembIante.

– Qu’est-ce que tu as, Dick?

– C’est lui, Samuel! C’est Iui, à cheval!

– Lui! s’écrie Samuel.

«Lui» veut tout dire. Ils n’ont pas besoin de dire son nom.

– Nous allons faire descendre le ballon, dit alors le docteur. Joe doit nous voir et savoir que nous allons le sauver.

À ce moment, Kennedy pousse un cri de désespoir.

– .Toevient de tomber de son cheval, Samuel!

– Oui, mais il nous a vus! s’écrie le docteur. En se relevant, il nous a fait un signe.

Joe saute SUl’ un cheval et jette le cavalier à terre. Um autre cavalier s’approche alors de lui pour le tuer. Heureusement, Kennedy le voit et tire sur lui.

– Samuel, est-ce que tu peux porter dans tes bras cent cinquante livres de lest?

– Et plus encore s’ille faut!

– Alors prépare-toi à jeter ce lest d’un seul coup. Mais surtout ne le fais pas avant mon ordre, sinon nous ne pourrons pas sauver Joe.

Le Victoria s’approche de Ia terre. Le docteur jette par-dessus Ia nacelle une échelle1 faite en corde.

– Joe! crie le docteur.

Joe, sans arrêter son cheval, attrape l’échelle et monte. Au meme moment, Dick jette le lest et le Victoria s´élève à nouveau.

Les Árabes poussent des cris de surprise et de colère.

– Mon maître! Monsieur Dick! dit Joe en montant dans Ia nacelle.Joe est presque nu; ses bras sont en sang et son corps est couvert de blessures. Le docteur le soigne et Joe leur raconte ce qui lui est arrivé.

Admirador da cultura chinesa, tenho me esforçado para desmistificar e diminuir as distâncias entre esses dois países promissores perante o atual cenário econômico mundial: Brasil e China. Estudo mandarim desde 1997. Autodidata, acredito que não existam atalhos para o conhecimento. Não obstante, o exercício da aprendizagem, em si, e a perseverança encurtam caminhos, aumentam a concentração e tornam o percurso como o de um passeio matinal ensolarado. Além de atuar como tradutor-intérprete, sou consultor e intermedio negócios na área de importação-exportação.

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