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Cinq Semaines En Ballon – Chapitre V

CHAPITRE V

 

  Kazeh n´est pas vraiment une ville. est un ensemble de casesl avec de petites cours et de petits jardins, de grands arbres et une grande place pour le marché. C’est le rendezvous des caravanes2; celles du Sud qui apportent des esclaves et de l’ivoire; celles de l’Ouest qui vendent du coton et des verroteries4 aux tribus des Grands Lacs.

  Sur le marché, il y a une agitation permanente, un brouhaha5 sans nom composé du cri des porteurs, du son des tambours, du braiement6 des ânes, du chant des fernmes, des cris des enfants … Tout à coup hommes, femmes, enfants, esclaves, marchands, Arabes et Noirs, tout le monde disparaît. Le Victoria vient d’apparaître dans les airs.

  – Bon, dit le docteur; ces indigènes? ont eu peur mais ils vont bientôt revenir.

  Le Victoria s’approche de la place et Joe accroche une ancre au sommet d’un arbre.

  Les indigènes apparaissent à nouveau. Plusieurs " Waganga ", les sorciers de l’endroit, s’avancent. Les femmes et les enfants entourent la nacelle et tendent les mains vers le ciel.

  – C’est leur manière de supplier, dit le docteur Fergusson; et cela veut dire que nous sommes des personnes importantes.

  Un sorcier fait un geste et toute la foule se tait. Puis il adresse quelques mots en arabe aux voyageurs. Le docteur

comprend alors que les indigènes croient que le Victoria est la Lune en personne. Il répond avec une grande dignité que la Lune visite ses terres tous les mille ans, et qu’ils peuvent demander ce qu’ils veulent.

  Le sorcier répond que le sultan, le " Mwani ", est malade depuis plusieurs années et il invite les fils de la Lune à aller le

voir.

  – Tu vas aller voir ce roi ? demande le chasseur a FergussOn.

  – Bien sûr, nous n’avons rien à craindre.

  – Mais que vas-tu faire?

  – Sois tranquille, mon cher Dick. J’ai quelques médicaments …

  Puis, s’adressant à la foule:

  – La Lune a eu pitié de votre sultan et elle nous envoie pour le guérir.

  La foule commence a chanter pour remercier les enfants de la Lune.

  – Maintenant, mes amis, dit le docteur Fergusson, il faut nous organiser; nous pouvons, à un moment donné, être obligés de repartir rapidement. Je vais aller voir ce sultan. Joe restera au pied du balIon et toi, Dick, reste dans la nacelle.

  Il est trois heures de l’après-midi et le soleil brille. Fergusson part lentement vers le palais du sultan, accompagné par

la foule. Il entre dans le palais et s’avance vers le lit du malade: c’est un homme de quarante ans, abruti par l’alcool.

  Le docteur ranime un instant il sultan et la foule pousse des cris pour le remercier. Fergusson sort du palais et se dirige

rapidement vers le Victoria. Il est six heures du soir.

  Soudain, la foule se met à courir derrière lui en hurlant. Les sorciers ont l’air très en colère. Le docteur arrive enfin

au pied du ballon et il monte rapidement dans la nacelle, suivi de Joe.

  – Ne perdons pas de temps et coupons la corde, dit-il a ses compagnons.

  – Mais que se passe-t-il? demande Joe.

  – Regardez! répond le docteur en montrant le ciel: la Lune!

  La Lune, en effet, se lève, rouge et magnifique. Elle ressemble à une boule de feu dans le del bleu. C’est bien la Lune!   La Lune et le Victoria. Ou II y a deux Lunes, ou les étrangers ne sont que des faux dieux! Voilà ce que pense la foule et

pourquoi elle court derrière Fergusson. Les habitants de Kazeh comprennent que les faux dieux vont s’échapper et ils poussent des cris. Un sorcier s’approche du ballon. Il grimpe dans l’arbre où est accrochée l’ancre.

  – Je coupe la corde? demande Joe.

  – Attends, répond le docteur.

  – Mais ce sorder …

  À ce moment, le sorcier decroche l’ancre de l’arbre. Mais le Victoria s’envole et le sorcier, accroché à l’ancre, s’envole

egalement.

  – Un petit voyage ne lui fera pas de mal, dit Kennedy en riant.

  – Est-ce que nOus allons lâcher cet homme tout d’un coup? demande Joe.

  – Non, répond le docteur. Nous le redescendrons tranquillement à terre. Après une telle aventure, les habitants de Kazeh lui donneront encore plus de pouvoirs.

  Une demi-heure plus tard, le docteur, voyant le pays désert, se rapproche de la terre et rend sa liberté au sorcier.

Admirador da cultura chinesa, tenho me esforçado para desmistificar e diminuir as distâncias entre esses dois países promissores perante o atual cenário econômico mundial: Brasil e China. Estudo mandarim desde 1997. Autodidata, acredito que não existam atalhos para o conhecimento. Não obstante, o exercício da aprendizagem, em si, e a perseverança encurtam caminhos, aumentam a concentração e tornam o percurso como o de um passeio matinal ensolarado. Além de atuar como tradutor-intérprete, sou consultor e intermedio negócios na área de importação-exportação.

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