Translation

Cinq Semaines En Ballon – Chapitre IV

CHAPITRE IV

 

  QUELQUES HEURES PLUS TARD, le Victoria s’approche du sol. Joe lance les ancres et le ballon devient immobile.

  – Maintenant, dit Fergusson, prends deux fusils, ami Dick, un pour toi et l’autre pour Joe, et essayez de rapporter de beaux morceaux d’antilope1 pour notre diner.

  – Partons! crie Kennedy.

  Les deux hommes descendent de la nacelle.

  – Ne vous envolez pas, mon maître, crie Joe.

  – Sois tranquille, mon garçon. Bonne chasse!

  Je vais observer le pays sans descendre de la nacelle et, s’il y a un danger, je tire un coup de fusil.

  Après une demi-heure de marche, Joe et Dick arrivent dans une forêt.

  – Cela fait du bien de marcher, monsieur Dick.

  Kennedy fait signe à son compagnon de se taire et de s’arrêter: une dizaine d’antilopes boivent au bord d’une rivière.

  Kennedy tire un coup de fusil et une antilope tombe. C’est un magnifique animal.

  Joe prépare la viande.

  – Savez-vous à quoi je pense, monsieur Dick?

  – Sans doute à tes biftecks, répond le chasseur.

  – Pas du tout! Et si nous ne retrouvons pas le Victoria?

  – Quelle idée! Tu veux que le docteur nous abandonne?

  – Non, mais si l’ancre se détache…

  – Impossible!

  À ce moment, ils entendent un coup de fusil.

  – Un danger pour nous, dit Dick.

  – Ou peut-être pour lui! répond Joe.

  – En route!

  Ils entendent un second coup de fusil.

  – Dépêchons-nous! crie Joe.

  Ils voient enfin le Victoria. Il est bien à sa place et le docteur est dans la nacelle.

  – Un groupe de Noirs entourent la nacelle, dit Joe.

  En effet, à deux milles de là, une trentaine d’hommes entourent le ballon en gesticulant1 et en hurlant. Quelques-uns, montés dans l’arbre oú est accrochée l’ancre, s’avancent sur les branches les plus hautes pour essayer de monter dans la nacelle.

  – Mon maître est perdu! dit Joe.

  Un nouveau coup de fusil part de la nacelle et atteint un corps qui grimpe1 par la corde de l’ancre. Le corps sans vie tombe de branche en branche et reste suspendu à une vingtaine de pieds du sol, ses deux bras et ses deux jambes se balançant dans l’air.

  – Hein? fait Joe en s’arrêtant. Par Où diable se tient cet animal-là?

  – Peu importe, répond Dick.

  – Ah, monsieur Kennedy, s’ecrie Joe, en éclatant de rire; par sa queue! C’est un singe! Ce sont des singes!

  – Ça vaut mieux que des hommes! répond Kennedy.

  Les deux hommes tirent quelques coups de fusil sur les anitnaux qui partent aussitôt.

  Peu après, le Victoria s’élève dans l’air et se dirige vers l’est.

  Vers sept heures, le ballon vole au-dessus de Kanyemé puis il s’approche du Mdaburu. Le vent tombe et, en voyant ce calme de la nature, le docteur decide de passer la nuit dans les airs.

 

* * *

 

  Le lendemain matin, ils reprennent leur route.

  – Voilà Jihoue-la-Mkoa, dit le docteur. Nous allons nous arrêter un instant pour prendre de l’eau.

  Vers deux heures, par un temps magnifique, le Victoria est au-dessus de la ville de Kazeh, située à trois cent cinquante

milles de la côte.

  – Nous sOmmes partis de Zanzibar à neuf heures du matin, dit le docteur Fergusson; et après deux jours de traversée, nous avons parcouru près de cinq cents milles. Les capitaines Burton et Speke ont mis quatre mois et demi pour faire le même chemin.

Admirador da cultura chinesa, tenho me esforçado para desmistificar e diminuir as distâncias entre esses dois países promissores perante o atual cenário econômico mundial: Brasil e China. Estudo mandarim desde 1997. Autodidata, acredito que não existam atalhos para o conhecimento. Não obstante, o exercício da aprendizagem, em si, e a perseverança encurtam caminhos, aumentam a concentração e tornam o percurso como o de um passeio matinal ensolarado. Além de atuar como tradutor-intérprete, sou consultor e intermedio negócios na área de importação-exportação.

0 comentário em “Cinq Semaines En Ballon – Chapitre IV

Deixe uma resposta

%d blogueiros gostam disto: